La meilleure version de vous

May 9, 2014

À quoi ressemblerait la meilleure version de vous – la version la plus épanouie, la plus complète et la plus évoluée? Comment seriez-vous si vous aviez réalisé votre plein potentiel? Oui, comment seriez-vous intérieurement, et même physiquement? Et que dégageriez-vous?

Je vous invite fortement à prendre un moment pour répondre à ces questions avant de poursuivre la lecture de ce message. Ça ne devrait pas vous prendre plus de 30 secondes, de toute façon… Pour la plupart d’entre nous, nous avons imaginé cette merveilleuse version de nous déjà assez souvent, dans notre esprit.

(Lorsque vous serez prêt, je vous attends pour la suite en bas de la photo du bébé éléphant.)

 

 

Vous avez probablement l’impression que cette version de vous que vous venez de dépeindre représente le but à atteindre, qu’elle est la clé pour pouvoir créer la vie de vos rêves. Peut-être croyez-vous même que devenir cette personne si belle et si lumineuse est votre mission de vie. La plus grande chose que vous pouvez accomplir ici.

Voici ce que j’ai envie de vous dire, avec tout mon cœur, mon ardeur, et un gros morceau de chocolat (car tout passe toujours mieux avec du chocolat) : cette image représente possiblement l’un de vos plus grands blocages vers la paix et la liberté recherchée, en réalité. La chose la plus importante que vous pouvez accomplir n’est probablement pas de l’atteindre, mais de vous en libérer.

 

 

Ce n’est pas le genre de sujet dont on discute souvent, socialement, mais si on pouvait voir le monde intérieur de tout un chacun, on constaterait que nous passons à peu près tous nos journées, nos vies, à nous sentir comme des esquisses plus ou moins réussies. Oui, nous naviguons à peu près tous d’un moment à l’autre avec la vague certitude de ne pas être exactement ce que l’on doit être, jamais tout à fait O.K. On n’y pense pas nécessairement souvent, c’est plus qu’on le tient pour acquis. On a une image très claire de cette «version améliorée» en laquelle on devrait se transformer, et on s’y compare sans même le réaliser.

J’ai certainement cultivé une image de ce que j’étais censée être, moi aussi. Cette version idéale de moi était totalement (j’ai bien dit totalement) sereine, confiante et libre. Elle n’avait jamais de jugement négatif envers qui que ce soit, car elle était dans un état d’amour constant. Elle était tellement connectée que rien ne pouvait l’ébranler, et l’opinion qu’on pouvait avoir d’elle ne lui importait aucunement. Elle parlait très lentement, de façon toujours parfaitement articulée – car n’est-ce pas ainsi que s’expriment les gens sages et centrés? Et elle était encore plus mince que mon poids habituel, car étant parfaitement en maîtrise, elle se satisfaisait de jus de légumes verts et de salades de germination. Un véritable ange, quoi! Oh, elle avait quelques petits complexes, bien sûr, mais même ses complexes trouvaient le moyen d’être mignons.

Cet idéal était tellement sain, tellement beau, qu’il ne me semblait pouvoir venir que «d’en haut». Après tout, n’étais-je pas appelée à me développer, à devenir le meilleur de moi?

Puis, après une trentaine d’années à voir cette vision de moi comme le boutte du boutte, en bon québécois, j’ai finalement réalisé – à ma grande stupeur, je dois dire – que mon désir de l’atteindre ne prenait pas racine dans ma quête de liberté et de transcendance, aussi puissante soit-elle, mais plutôt dans la peur et le jugement. C’était en fait une forme subtile d’auto-agression. La vérité est que j’avais honte du «vrai moi» – avec ses tics nerveux, sa rigidité occasionnelle, sa façon de parler un peu trop spontanément lorsqu’elle se sent mal à l’aise socialement, ses complexes pas toujours mignons, etc. Je ne voulais pas changer par amour de la liberté, mais par dégoût de moi.

Évidemment, on veut et voudra toujours s’améliorer. Et il est certainement merveilleux d’avoir une représentation mentale de ce qui est possible – de sentir notre potentiel, puis de visualiser une version de nous qui l’aura réalisé. Or, même si ces images peuvent être des sources d’inspiration, elles finissent généralement par nous faire tellement de tort. Car aussi jolies et spirituelles soient-elles, en apparence, on en vient souvient à les utiliser comme des armes, contre nous-même. Et qu’y a-t-il de joli ou de spirituel là-dedans? Comment une chose aussi violente pourrait-elle mener à un beau résultat?

 

 

Je n’ai jamais aimé les phrases faciles du genre «je suis parfaite comme je suis»… Quelque chose en moi n’y accroche pas. Et peut-être est-ce la même chose pour vous. Or, l’idée ici n’est pas de se convaincre que l’on est parfait, mais simplement d’appeler un chat un chat, et de comprendre que n’importe quel «désir d’évolution» qui nous fait sentir petit ou inadéquat prend en réalité racine dans le bon vieux réflexe universel de guerre – ce mécanisme combatif qui nous amène à nous faire la guerre, puis peut-être à la faire aux autres, puis, pourquoi pas, à s’en prendre à la vie elle-même. Un mécanisme vieux comme le monde, dont personne n’a jamais rien retiré de bon. En fait, l’ironie est que la partie de nous qui se bat contre nous est généralement à l’origine de ce qu’elle combat. Elle nous brutalise, puis elle déplore les dégâts.

Ainsi, je ne sais pas si vous en avez assez de tenir pour acquis que vous êtes brisé, ou défectueux, ou pas assez. Je ne sais pas si vous en avez ras le bol de vivre dans un monde où vous n’êtes jamais comme vous êtes censé être, jamais arrivé. Je crois et j’espère que la réponse est oui. Car imaginez, juste un instant, la légèreté qui vous habiterait si vous vous libériez de cet idéal que vous avez décrit plus haut – ou plutôt, si vous le voyiez simplement comme une douce possibilité, sans jamais laisser vos petits démons intérieurs se l’approprier. Imaginez comment vous vous sentiriez si vous posiez sur vous le même type de regard ouvert et aimant que vous avez posé tout à l’heure sur le bébé éléphant.

Si vous étiez censé être un ange, vous seriez un ange, justement. Non seulement avez-vous le droit d’être humain, vous êtes même censé l’être. Et si vous avez honte de votre humanité, vous avez honte de l’humanité entière, d’une certaine façon. Et il me semble qu’il est temps de se libérer de cette honte collective. Elle a plus que fait son temps.

En fin de compte, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais peut-être la meilleure version de nous n’est-elle pas cette image ultra équilibrée, inébranlable ou illuminée à laquelle nous avons l’habitude de nous comparer, finalement. Je dois dire que plus je m’ouvre à la vie, plus j'ai l'impression que le plus haut niveau d’accomplissement est non pas de nous transformer en cette version idéale de nous, mais simplement, tout simplement, d’être en paix avec celle que l’on est maintenant.

 

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